mardi 19 septembre 2017

Vivre rural, vivre local...

Il y a bien des avantages à  faire marcher le commerce local. Déjà la praticité ! 

Nous sommes à 20 km du premier supermarché. Ce qui représente un trajet de 40 km aller et retour. Aussi quand on tombe en panne d'un ingrédient, on y réfléchit à deux fois avant de prendre sa voiture pour y aller. 
Certes, il est judicieux d'avoir une petite réserve, mais encore faut-il ne pas vider la réserve en oubliant de la réapprovisionner. 

Ici, nous avons la chance d'avoir une boulangerie, une grande épicerie qui propose de tout, y compris des fruits et des légumes, mais aussi des fromages ou des jus de fruits délicieux des producteurs du coin. Comme on ne les trouve pas ailleurs, on n'hésite pas à aller y faire une partie de nos courses. 
Nous avons également la chance d'avoir une excellente boucherie charcuterie avec un très bon débit. La viande est locale et de qualité et pas plus chère qu'ailleurs.
Et puis le café qui fait presse et tabac... et où toute la vie des habitants du village est débattue à l'heure de l'apéritif ! ^^

On oubliera pas d'aller consulter chez le médecin du village, on n'oubliera pas d'aller chez l'esthéticienne, le coiffeur, l'infirmière ou l'ostéopathe du village dès qu'on en aura besoin.

Parce que dans un tout petit village ardéchois de 600 habitants, tout cela est un luxe qu'il faut préserver à tout prix.



Je n'oublie pas d'aller chercher mon lait à la ferme également. Vous connaissez le plaisir d'aller récupérer son lait tout frais à l'heure de la traite du soir ? Moi, oui... 

Et il y a un autre avantage... ces commerçants, ces producteurs, ces praticiens de santé vous connaissent. Nos enfants vont à l'école ensemble, on fera aussi peut être la fête ensemble lors de la prochaine fête au village. Certains sont nos voisins. On fréquentera la même asso sportive ou culturelle peut être. 
Le sentiment étrange de se sentir connu par celui qui est en face, d'être salué pas  comme un client ou un patient de passage, est quelque chose d'agréable. Un lien se tisse. 

La proximité a un sens ici, un sens que j'ai connu enfant et que je suis venue retrouver aussi.... et j'aime ! 

lundi 11 septembre 2017

Tête de linotte, BuJo et petits carreaux

Je l'avoue, je suis une tête de linotte. Mais vraiment ! 

J'oublie tout ou presque. Bien des fois cela m'a joué de vilains tours : oublier de faire une démarche, de prendre ou d'aller à un rendez vous, de faire quelque chose tout simplement et hop la catastrophe ! Des ennuis à n'en plus finir.

Il me fallait un peu d'organisation. Les petites listes sur des petits bouts de papiers finissent immanquablement à tomber de ma poche, du frigo, partent au fond d'un tiroir, de mon sac...

Mon agenda en ligne palliait un peu ma mémoire mais je sentais bien qu'il me fallait structurer tout cela. Oui, mais comment ?

Et je suis tombée par hasard sur la vidéo de Solange de la chaîne YouTube de "solangeteparle" qui parlait de son bullet journal.

Si tu vas voir les vidéos de Solange, tu verras qu'elle est spéciale. Mais je l'aime bien Solange, elle a quelque chose de touchant dans son excentricité, j'adore !

Avant cela, je n'avais qu'une vague idée de ce que c'était, un bullet journal, et je trouvais ça trop compliqué, trop astreignant, pas pratique quand je voyais les trucs tout fait qu'on essaie de nous vendre en boutique ou sur le net. Rien d'attirant pour moi. 
Des cahiers, carnets souvent trop décorés, avec des petites cases qui seraient trop petites pour mettre tout dedans (ils sous estiment complètement la quantité de choses à faire/planifier,se souvenir dans une journée). Puis des endroits pour mettre des listes mais qu'il faudrait que je cherche toutes les 5 minutes... je n'aime pas les trucs tout fait.

Mais la méthode de Solange,  "tu te le fais toi-même, tu décides toi-même de la forme que ça doit prendre comme ça t'arrange, puis tu ne  t'enquiquines pas tu mets tout à la suite, etc. ", elle m'a parlé, elle m'a paru claire, limpide, pratique. Je me suis dit : un truc fait pour moi ! 

Donc, je me suis achetée un cahier, un grand pas en 24 x 32, non, non, non trop grand ! Un bon vieux 21 x 29,7, c'est cool!  Et pas de spirale, hein, surtout pas ! Je n'aime pas les cahiers à spirale  ! Mais de nombreuses pages, car je voulais qu'il me dure longtemps.
Et puis des petits carreaux car j'adore les petits carreaux ! Et une couverture verte car le vert m'apaise. 
Bref, j'ai dépensé 1, 97 € chez Leclerc...  et j'ai trouvé MON BuJo (abréviation pour bullet journal)



Au départ, j'ai tâtonné un peu, j'ai essayé de fonctionner au mois, mais ça n'est pas pratique pour moi. Et puis je surchargeais trop mes journées.



A la semaine, ça me va mieux. 



Je fais des listes des choses à faire chaque jour. Toutes les choses  ! J'y mets mes rendez vous, les choses récurrentes comme aller chercher le lait à la ferme ou emmener les garçons au rugby. Je fais des listes des choses à acheter pour planifier mes achats, des personnes à contacter, des démarches à effectuer. 
Je planifie, je fais ou reporte, j'ai ma petite nomenclature. 



J'y mets toute ma vie, mais au moins je n'oublie plus rien et je m'y retrouve ! Il y a quand même un truc important avec un BuJo : il doit rester à vue, accessible, il ne faut pas l'enterrer dans un tiroir.

Et puis, j'ai retrouvé le plaisir de l'écriture manuscrite... le plaisir du stylo qui glisse sur le papier, de l'odeur de l'encre... le plaisir des petits carreaux ! Bref, le plaisir d'écrire au sens propre du terme. Et ça me manquait. 

mardi 5 septembre 2017

Le calme retrouvé

Ce que je préfère en septembre, c'est le calme qui revient. Pourtant l'été est encore là. 

Les touristes sont presque tous partis. Les résidences secondaires se ferment une à une. Le marché du mardi matin change d'allure. Il n'y a plus cette foule compacte qui arpente frénétiquement les rues, en short et en tong, à la recherche du produit local qu'ils pourront ramener de leurs vacances comme un trophée.

Les commerçants sont à nouveau plus détendus, ils prennent le temps de parler, de plaisanter.

Oh, il y aura bien encore quelques touristes, au fort accent étranger du nord de l'Europe, qui demanderont au primeur s'il a des abricots. Cela fera sourire tous les clients autour, et invariablement, le commerçant répondra que ce n'est plus la saison des abricots mais qu'on peut encore déguster quelques pêches et surtout qu'on trouve maintenant des prunes délicieuses, du raisin sucrée, etc.

Eh oui, même ici nous ne vivons pas au pays de l'éternel été, et c'est tant mieux. J'aime l'été... non j'adore l'été ! Mais j'ai besoin des autres saisons aussi.

Au détour d'un étal, j'ai trouvé les premières courges au marché, j'ai acheté une belle Butternut. S'il fait encore trop chaud pour une soupe, en risotto, elle sera parfaite.

Ce matin, les conversations des gens y étaient inquiètes : s'il ne pleut pas d'ici le 15 septembre, les châtaignes seront toutes petites ! Et cela fera un cruel manque à gagner. Têtes que l'on secoue, haussements d'épaules, soupirs empreints de fatalité, moues inquiètes... 

Tout est tellement sec. Les forêts sont nues de champignon, elles ont perdu leurs parfums.
Ici tout le monde espère la pluie et pas que pour les châtaignes, pour la nature, les bêtes et les hommes. Pour les cèpes et les girolles aussi ! 

La maison, également,  a retrouvé son calme. Les enfants ont repris le chemin de l'école : nouvelle école, nouveaux professeurs, nouveaux copains. Pour l'instant, ils sont plutôt contents. 

Même si je sais que Gabriel regrette ses copains de la vallée... 4 ans qu'ils étaient en classe ensemble, ils ont eu le temps de créer des amitiés. Mais il est à un âge où se faire des copains est facile, d'ici quelques jours cela ira mieux. 

Marin, lui, s'est adapté tout de suite et il est comme un petit poisson dans l'eau dans sa nouvelle classe. 
Pensez donc, il n'y a que 34 élèves dans leur école répartis en 2 classes ! Ils auront vite fait de s'intégrer. On y va à pied, c'est à peine à 5 minutes par un tout petit chemin qui serpente entre les jardins et les pâtures.  
Pour l'instant plus de cantine, plus de garderie, on s'adapte à leurs horaires. On verra d'ici quelques semaines comment cela évoluera. 

Demain, ils retrouveront le terrain de rugby dans leur nouveau club.

Les voici fin prêts au matin du 4 septembre : 



On se laisse à nouveau le temps, calme et sérénité sont à l'ordre du jour, après la frénésie de ces derniers mois. Oui, nous avons encore beaucoup à faire mais... à chaque jour suffit sa peine et carpe diem !  


lundi 21 août 2017

Bonjour mes oiseaux de passage !

N'avez vous jamais remarqué que, quand on monte en altitude, les choses, les gens semblent plus calmes, que le temps semble aussi s'écouler plus lentement ?

Chaque fois que nous montions au chantier, dans nos montagnes, nous faisions ce constat et dès que nous redescendions dans la vallée, nous étions surpris de retrouver des gens stressés et de nous sentir un peu "écrasés" par une certaine lourdeur. 

Là haut, nous avions l'impression d'être au dessus de la mêlée, de pouvoir prendre le temps de nous poser et d'examiner les choses plus sereinement. D'avoir le temps de respirer pleinement aussi. Alors que finalement, nous ne l'avions pas du tout, ce fameux temps ! 

Les 11 derniers mois ont été éreintant et stressant. Mener un projet d'autoconstruction comme le nôtre n'est pas une mince affaire, c'est chronophage. Nous y avons consacré tous nos weekend, vacances, repos, etc. 

Malgré la fatigue qui s'accentuait de semaines en semaines, de mois en mois, il fallait toujours rester motiver, même quand il nous fallait renoncer à nos balades en brocante le dimanche,  aux visites des marchés de Noël, ou renoncer aux invitations des copains ou de la famille si elles ne correspondaient pas au planning de notre chantier (c'est-à-dire presque toutes). 

Quand, au lieu de se préparer pour le réveillon du nouvel an, nous faisions  du tirage de câbles dans les gaines... et que nous avons réveillonné devant un plateau TV. 

Il en fallait de la force et de l'amour pour renoncer aux moments en amoureux et que le seul temps qu'on passait ensemble était au chantier ou en se croisant entre le travail et la vie quotidienne. 
Quand toutes nos conversations ou presque ne parlaient que du chantier, des travaux en cours ou planifiés, de matériaux à choisir et acheter, des budgets à respecter, des démarches à faire, il fallait se rappeler que l'autre en face était aussi son amoureux/amoureuse et qu'on devait aussi lui parler d'amour.

Se rappeler aussi et surtout que ce n'était pas parce que l'autre n'était pas là, à coté de nous à faire la même chose que nous, qu'il ne faisait rien, mais qu'il participait aussi à ce grand projet de vie que nous menions ensemble main dans la main. 

Et il en fallait de la force pour relever l'autre quand il en avait ras le bol, près de lâcher prise, pour le remotiver, malgré sa propre fatigue et sa propre démotivation.

Quand il fallait mener de front le déménagement à préparer, les cartons à faire, le chantier et les travaux à finir, le boulot, la vie quotidienne, les enfants, il fallait surmonter la fatigue déjà telle, qu'on avait l'impression qu'on allait se noyer dans toute cette masse de choses ultra urgentes à faire en si peu de temps. Mais heureusement nous savions nager !

Dans les calmes et les tempêtes, nous avons su garder le cap, quoi qu'il arrive. Et à tous les oiseaux de mauvais augure qui nous prédisaient disputes et divorce, on peut leur tirer la langue et se moquer d'eux ouvertement : pas de dispute et on s'aime encore plus qu'avant ! Ha ha ! 

Nous vivons dans notre belle maison depuis maintenant 10 jours ! 10 jours pas reposant puisque nous avons (en très grande partie), défaits nos cartons, installés nos meubles et même que nous avons festoyé dignement avec les copains ce weekend ! 

Hier fût notre premier dimanche, depuis un an,  sans aucun travaux, juste à bricoler vite fait au poulailler, se reposer, à profiter de nos chaises longues et de temps à passer ensemble sans rien d'autre à faire que d'être ensemble.

Maintenant, que la cabane a pris elle aussi de la hauteur et que j'ai retrouvé du temps pour la réinvestir, je vais pouvoir reprendre la plume.

De mon salon dans mes montagnes, où je vous écris,  Le Vercors  de l'autre coté de cette immense étendue plate qu'est la vallée et même le Mont Blanc que j'aperçois là bas à gauche tout au fond, ainsi que Méphi avec ses jolis yeux verts, vous saluent avec moi.

Bonjour, mes oiseaux de passage, comme c'est bon de vous saluer à nouveau !  






mardi 25 avril 2017

Quelques nouvelles !

Il y a tant à raconter sur les mois qui viennent de s'écouler ! 

Le chantier avance. Nous sommes toujours dans le placo et le plâtre mais nous en voyons le bout. Encore un petit mois et cette étape longue et fastidieuse sera terminée. Évidemment, nous avons avancé sur d'autres choses aussi : électricité, plomberie, terrassement de l'extérieur. Pas autant qu'on l'aurait voulu, mais ça prend forme ! 



Vous avez vu ? On a des pièces maintenant ! Hahaha ! 😁






Et aussi des façades terminées : un joli blanc craie.

Quelques jolis poussins sont venus éclore chez nous, ce printemps 😻











J'ai aussi repris le chemin du travail salarié par pure nécessité économique. Mais j'ai initié d'autres projets pour me permettre de diversifier mes revenus et à cause d'un temps de travail salarié trop chronophage, je ne peux continuer pour le moment. 

Sitôt mon contrat terminé et sitôt l'emménagement dans notre nouvelle maison fait, il est maintenant évident que le prochain travail salarié ne se fera qu'à mi-temps si je veux mener tous ces embryons de projets à maturité ! 

Les enfants grandissent. Les deux grands poursuivent leurs études universitaires avec plus ou moins de difficultés et la réussite est toujours là, mais ils s'accrochent, c'est le principal. Les petits ne sont plus si petits et poussent aussi si vite ! 

De vrais petits sportifs !






Un bref résumé des mois passés, entre vie de famille, chantier et boulot. Mais des mois que je n'ai pas vu passer ! 😉