vendredi 5 septembre 2008

En parlant de Whitman


Je suis fan des vers de "l'oncle Walt"! Alors pour rester dans la poésie ce soir, je veux vous faire partager mon poème préféré... en fait il y en a deux... tous de Whitman! Le premier:

"Mon esprit est tourné vers Toi, Cher Frère,
Ne prête pas attention au fait que si certains prononcent ton nom, ils ne te comprennent pas ;
Moi, je ne le prononce pas et pourtant je te comprends (et tant d'autres font de même )
Je parle de toi avec joie, Ô mon Camarade, salut à toi, et à tous ceux qui t'accompagnèrent, t'accompagnent - et à tous ceux qui te rejoindront,
Nous travaillons tous ensemble, à transmettre une même tâche, un même héritage ;
Nous, si peu, égaux, de tous pays et de tous temps ;
Nous, de tous continents, de toutes castes, de toutes théologies,
Êtres de miséricorde, percepteurs, reflet de l'humanité,
Nous marchons silencieusement parmi les disputes et les revendications, sans rejeter ni ceux qui se disputent, ni ce qui est revendiqué ;
Nous entendons braillements et tapages - nous sommes la proie de divisions, jalousies, récriminations de toutes parts,
Péremptoirement ils nous entourent afin de nous assiéger, mon Camarade,
Pourtant nous marchons sans entraves, libres, sur toute la terre, voyageant en haut et en bas, jusqu'à ce que nous laissions dans le temps et les diverses époques, une empreinte ineffaçable,
Jusqu'à ce que nous saturions le temps et les époques, que les hommes et femmes de toutes races et de tous âges à venir, soient épris, comme nous le sommes, de fraternité et d'amour."


Le second... le plus connu!


"O Capitaine ! Mon Capitaine ! Finie notre effrayante traversée
Le navire a tous écueils franchi, le trophée que nous cherchions est conquis
Le port est proche, j'entends les cloches, la foule qui exulte,

En suivant la stable carène des yeux, le vaisseau brave et farouche.


Mais ô cœur ! cœur ! cœur !

O les gouttes rouges qui saignent

Sur le pont où gît mon Capitaine,

Étendu, froid et sans vie.

O Capitaine ! Mon Capitaine ! Dresse-toi, entends les cloches.
Dresse-toi - pour toi le drapeau est hissé - pour toi le clairon vibre,

Pour toi bouquets et couronnes enrubannées - pour toi les rives noires de monde,

Vers toi qu'elle réclame, la masse mouvante tourne ses faces ardentes.

Tiens, Capitaine ! Père chéri !
Ce bras passé sous ta tête,

C'est un rêve que sur le pont

Tu es étendu, froid et sans vie.

Mon Capitaine ne répond pas, ses lèvres sont livides et immobiles;
Mon père ne sent pas mon bras, il n'a plus pouls ni volonté.

Le navire est ancré sain et sauf, son périple clos et conclu.

De l'effrayante traversée le navire rentre victorieux avec son trophée.

O rives, exultez, et sonnez, ô cloches !
Mais moi d'un pas accablé,

j'arpente le pont où gît mon capitaine,

Étendu, froid et sans vie."


Celui ci, Whitman l'a écrit en hommage à Abraham Lincoln qui a été assassiné en 1865. Mais je ne peux pas m'empêcher de l'associer également, bien que largement antérieur, à John Fitzgerald Kennedy ou à Yitzhak Rabin eux aussi assassinés. Tous trois porteurs d'espoir en leur temps...


(Images prises sur Wikipédia)

1 commentaire:

  1. [b]Parfois avec un que j'aime[/b]
    Parfois avec un que j'aime je m'emplis de rage à la pensée que peut-être je prodigue un amour non payé de retour,
    Mais à présentje crois qu'il n'est pas d'amour non payé de retour, le paiement est certain d'une manière ou d'une autre,
    J'aimais certaine personne ardemment et mon amour n'était point payé de retour,
    Encore est-ce avec cela que j'ai écrit ces poèmes.
    W.W.

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