Adieux et retrouvailles


Je retrouve peu à peu le chemin de la Cabane. J'ai pris mon temps, j'en avais besoin. Les derniers évènements m'ont bien secoué.

Mais en ce premier jour d'automne, il a fallu retrouver la maison des weekends et vacances de mon enfance et les paysages si familiers... lui dire au revoir une dernière fois dans la chambre funéraire, assister à la fermeture du cercueil... l'accompagner à la petite église du village lui rendre un dernier hommage...  puis là où ma grand mère l'attendait depuis 2 ans maintenant. J'ai été là jusqu'au bout, il me semblait que c'était mon dernier devoir envers lui.

Ils reposent tous les deux dans le petit cimetière  juste au pied du bois de sapins... aux alentours, il y a  la verte campagne de mon enfance, le Nohain qui coulent à travers les pâtures et les champs, les collines boisées du Morvan au loin. C'est si tranquille...

Ce fût aussi l'occasion d'une petite cousinade du souvenir,  on s'est organisé entre nous pour savoir quand et comment nous allions tous venir vider, trier, le contenu de la maison avant la mise en vente. Nous ne pouvons pas laisser ma mère et ma tante faire cela toute seules ! Nous serons là pour les y aider et nous y consacrerons certainement plusieurs weekends... mais comme ma cousine et moi allons  accoucher dans quelques mois, nous avons tous décidé de remettre tout cela aux premiers jours du printemps. Le temps d'accueillir ces enfants après lui avoir dit adieu à lui...

J'ai retrouvé mon quotidien repris tout ce que j'avais laissé en suspend et, parfois, son souvenir vient se glisser dans mes pensées comme un clin d’œil qu'il me ferait. Je sais qu'il est  là où il a toujours voulu demeurer après sa mort, que toutes ses volontés ont été respectées. Je me sens apaisée.

Je pense à lui avec affection et nostalgie mais plus avec tristesse. Après tout, on naît, on meurt et, même si dire adieu est difficile et douloureux, la vie continue inexorablement, c'est ainsi.

      

Commentaires

  1. Du vécu qui fait remonter à la surface les souvenirs du décès brutal de mon papa, il y a 2 ans tout juste.
    J'ai eu droit aux tensions familiales qui vont de pair avec les mariages et décès. Dans ces moment on se rend compte a quel point l'adage selon lequel "on ne choisit pas sa famille on choisit ses amis" est vrai...
    Bon courage pour tout, et notamment les quelques galères administratives qui vont se pointer. Deux ans après nous avons encore des "surprises".

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  2. Les vivants continuent leur route et, ce faisant, se souviennent...

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  3. Oui la vie continue c'est ainsi, depuis 3 ans, j'y pense, comme toi avec affection et nostalgie, elle est là toujours...je pense à toi et te fais de gros bisous

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  4. Bérengère, je voulais simplement te témoigner mon soutien et te souhaiter beaucoup de courage. Voilà... pas facile de trouver les mots... J'ai perdu mon grand-père en 2001, je pense à lui très souvent. Il n'a jamais su qu'il serait arrière-grand-père, mais quand je vois mon fils, je sais qu'ils se seraient adorés, ces deux-là. D'une certaine façon, mon fils, bien qu'adopté, porte en lui un peu de cet héritage.

    Je t'embrasse.

    Karine

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  5. Merci à tous. Je refais surface peu à peu, me replonger dans mon quotidien m'a fait du bien. Il est pour toujours dans nos cœurs, là où il sera toujours vivant, c'est tout ce qui compte. ;)

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