Le bonnet

Le vent souffle fort aujourd’hui.

J’aime entendre le bruit du vent, dans les branches du grand cyprès, devant la maison. C’est comme le déferlement des vagues d’une invisible mer.
Le vent souffle mais les nuages bouchent le ciel sur la vallée au loin. Des nuages gris, noirs, tristes. Ici, sur le plateau, le ciel est clair et le soleil brille même s’il fait froid.

J’aime les premiers froids, les premières attaques de la saison sombre.

Un soir, je me couche à la fin d’une belle journée d’été indien, rêvant de belles promenades, de jardinage, chauffée par le beau soleil d’arrière-saison et  le matin, je me réveille avec un vent froid qui se déchaîne dehors, avec pour seule envie d’allumer un feu de bois, de m’enrouler dans un grand châle, de mettre mon gros bonnet de laine et de me préparer une soupe chaude avec des châtaignes grillées. 

En allant m’occuper des poules ce matin, le vent me fouettait le visage, me mordait les oreilles et le nez. J’ai regretté de ne pas avoir sorti mon bonnet. Tiens d’ailleurs où est-il  ?

C’est toujours le problème aux changements de saison, je range les affaires de la saison qui vient de se terminer pour sortir ceux de la suivante.
Et la plupart du temps, je cours après car je ne me rappelle plus où j’ai pu les mettre. Avec le déménagement en plus, il y a nombre de choses que j’ai déballé à la va vite et rangé provisoirement dans des endroits improbables, ce qui rendra mes recherches encore plus difficile.
Comme d’habitude je m’agacerai  et pesterai contre cette personne qui range tout sans logique, c’est-à-dire contre moi-même.

Il est vieux mon bonnet… il est en laine noire.... il est tout bouloché… il est un peu détendu ce qui fait  que, souvent il me tombe un peu sur les yeux quand je travaille au jardin.  Mais il est doux, confortable et si chaud que je n’arrive pas à le jeter.


Je vais partir à sa recherche et, avec un peu de chance, je trouverai aussi mes grosses chaussettes et ma grande écharpe ! 


Commentaires

Articles les plus consultés